|
| Newsletter n°41 du 9/1/2004 |
|
![]()
Action du CCAS au
profit des aînés de Roquefort
Au mois
de décembre dernier et comme chaque année à l’époque des fêtes de Noël, le
Centre Communal d’Action Sociale de Roquefort distribuait 119 colis aux
personnes retraitées de la commune.
Le 25
janvier prochain, le Maire Michel Rossi les invitera à l’occasion de la Galette
des Rois des Aînés, offerte par le Centre Communal d’Action Sociale en
collaboration avec l’association des Amis du Soleil.
Cette
journée sera l’occasion pour tous les Aînés de la commune de se retrouver pour
fêter la nouvelle année et partager un moment de convivialité. Au cours de cet
après-midi, les danseuses de l’association roquefortoise Promo Danse, de Madame Jocelyne Levy, viendront présenter leur programme chorégraphique
2003-2004 en classique et jazz.
Galette des Aînés et Amis du
Soleil
Dimanche 25
Janvier
Salle Charvet
A partir de
15h
Inscriptions auprès du CCAS au 04 92
60 35 06
Communiqué à l’intention des exploitants agricoles
La
commune de Roquefort les Pins a été déclarée sinistrée au titre des pertes de
récoltes sur fourrages et céréales à paille, du fait de la sécheresse du
printemps et de l’été 2003.
Des prêts
spéciaux pour pertes de récoltes et pertes de fonds peuvent être consentis aux
exploitants à titre exclusif ou principal, sous certaines
conditions.
Sont
concernés par ce prêt spécial bonifié au titre des calamités
agricoles :
-
les
exploitants dont les dommages pour
pertes de récoltes ou de fonds sont d’un montant supérieur à 106€ pour les zones
défavorisées et de 152€ pour les autres zones
-
les
dommages aux productions qui font apparaître une perte minimum de récolte de
l’espèce sinistrée de 25% et atteignent un montant égal ou supérieur à 12% du
produit brut total de l’exploitation.
Justificatifs à joindre à la demande
de prêt :
-
pour le
revenu imposable : l’avis d’imposition sur le
revenu
-
pour les
pertes de récoltes : tout document comptable mentionnant les productions
sinistrées en quantités étayées par les bons de livraisons ou les factures
correspondantes.
Les
agriculteurs désirant bénéficier de ce prêt bonifié devront s’adresser à leur
organisme bancaire.
![]()
Masques et Fleurs, la nouvelle exposition de Christelle COINCE
Après
l’exposition remarquée de laque vietnamienne de Remy Julien et les
traditionnelles vitrines de Noël
qui connurent un grand succès en cette fin d’année, la Mairie et l’Office
du Tourisme présentent, du 5 au 31 janvier à la salle d’exposition de la place
de la poste, les travaux d’une artiste peintre de Roquefort, Christelle
Coince.
Quand on
rencontre Christelle Coince pour la première fois, c’est d’abord elle qu’on
regarde. Ou plutôt ses yeux d’un bleu dense et agité, à
l’image des eaux tourmentées qu’elle peint dans la toile maîtresse de son
exposition (l’Ivresse des
profondeurs), mais qui à chaque seconde, se teintent d’une lumière
différente, celle de son émotion de l’instant. Car même si elle aime particulièrement
les peindre, Christelle ne porte pas de masque et se refuse à en porter, surtout
lorsqu’elle évoque son travail de peinture, une passion née sans crier garde, il
y a maintenant quatorze ans.
A
l’époque, Christelle se sent perdue et ignore quelle direction donner à son
existence. A court d’envie, elle part en Espagne rejoindre son grand frère,
artiste peintre marié à une époustouflante danseuse de flamenco. Arrivée dans
son atelier, c’est le choc. Prendre les pinceaux devient une urgence. Pendant
dix jours et dix nuits, elle peint, en quasi transe. Lorsqu’elle rentre en
France, son frère lui offre un assortiment de pinceaux et de couleurs primaires.
Munie de ce sésame, elle ne s’arrêtera plus.
Bien que
conseiller financier dans une grande banque, Christelle trouve le temps
d’aborder de multiples thèmes dans sa peinture. Pendant un an, elle s’efforce de
reproduire les Tournesols de Van Gogh. Fière de son
exploit, elle accepte quelques commandes à caractère commercial, sans doute pour
se prouver qu’elle en maîtrise la technique. Très vite, elle enchaîne sur ses
propres créations. Esquisses à la craie sur des toiles de velours, peintures au
couteau, séries de masques, de roses, de mangas… Tout l’inspire et ses nuits
sont progressivement consacrées à la peinture. Mais lorsque ses proches lui parlent
d’exposer ou de vendre, sa réaction est toujours protectrice et défensive.
« Vendriez-vous vos enfants ? Moi pas ! » Le déclic se
produit lorsqu’un de ses clients l’appelle un jour à la banque. « C’est
personnel, je ne vous appelle pas pour mon compte courant, mais pour les toiles
que je vois régulièrement dans votre bureau. Notre bébé les adore.
Consentiriez-vous à en peindre une pour nous ? » Derrière son
téléphone, Christelle reste muette, puis finit par accepter. Sa seule condition,
passer une journée dans la famille, afin de s’imprégner de son univers. En rentrant chez elle, elle se jette sur
une toile et peint durant cinq heures. Une fois terminée, elle appelle ses
nouveaux amis. Lorsqu’ils la découvrent, c’est le coup de foudre. Et pour elle,
sa première vente. Aujourd’hui, avec cette première exposition publique,
Christelle Coince se lance un nouveau défi. Exposer au public un échantillon
choisi de ses interrogations et obsessions.
A travers
une série de toiles consacrées au masque, l’artiste vous invite à une remise en
question. Pourquoi cette nécessité de porter un masque ? Quelle est notre part de liberté dans un contexte social
toujours plus oppressant ? Se libère t-on un jour du jugement des autres ?
Sur une de ses toiles, les Mille
Reflets, le masque semble s’être brisé en de multiples facettes, comme si
l’auteur avait frappé d’un coup de marteau le miroir dans lequel chacun se
regarde. Sur une autre, Confusion
Passionnelle, la violence d’une couleur unique et brutale, le rouge,
inquiète et déstabilise, tant elle rappelle à chacun les affres de sa propre
colère. Dans l’Ivresse des
Profondeurs, une âme blanche s’élève, pure et sereine, au-dessus des récifs,
tandis que le corps du plongeur sombre dans les profondeurs marines, dans une
félicité pourtant mortelle. Sur un
autre série, celles des Roses, subtil exercice de collorisme, Christelle Coince
effleure d’autres thématiques,
celles de
la féminité, du temps qui passe, flétrit à jamais la beauté juvénile ou épanouit
la femme dans une exquise sérénité…
A vous de
juger. Une chose est sûre, vous n’en sortirez pas
indifférents.
Exposition Christelle
COINCE
Du 5 au 31 Janvier de
8h30 à 12h30 et de 14h30 à 17h30 (et le vendredi à
17h)
Fermeture le mercredi
Salle des expositions
de l’Office du Tourisme (place de la poste)
Retour
sur le réveillon à la Colmiane
Du 29
décembre 2003 au 2 janvier 2004, 23 enfants de 8 à 12 ans partaient
réveillonner et s’entraîner sur les
pistes de Valdeblore-La Colmiane grâce au Centre de
Loisirs de la commune. Retour sur ces quelques jours de vie en communauté avec
le directeur du Centre de Loisirs, Jean-Marc Willig.
Comment avez-vous sélectionné le
gîte Randosport ?
J’en ai
visité beaucoup. Mes critères étaient relativement simples. Le prix, les
prestations, la proximité des
piste, et bien sûr l’accueil. Sur ce dernier point, nous sommes tout de suite
tombés sous le charme de ce charmant couple hôtelier. Aline est une femme
d’une extrême gentillesse, peintre
sur céramique et excellente cuisinière. C’est à elle que les enfants doivent la
convivialité si particulière de ce gîte. Lorenzo, lui, est un vrai montagnard,
bourru et doté d’une grosse voix un peu impressionnante. Mais derrière cette
rudesse se cachait un cœur d’or que les enfants ont su apprécier à sa juste
valeur. Et sa grande connaissance de la montagne nous a été
indispensable.
Le gîte
était situé à 3 Km des pistes, une navette gratuite était mise à notre
disposition chaque jour. La situation était donc
idéale.
Qui encadrait les enfants durant le
séjour ?
Notre
équipe était composée de trois animateurs. Laura, la plus jeune, 21 ans, est
titulaire du BAFA et relativement experte en ski. Irène, 35 ans, est titulaire
du Brevet d’Educateur Sportif et du Brevet d’Etat d’Animateur Technique de
l’Education Populaire. Elle suit actuellement une formation au DEFA (Diplôme
d’Etat de Formation d’Animateur). C’est également une ancienne compétitrice en
ski alpin. J’encadrais moi-même
l’équipe, en tant que Directeur de Projets d’Animation et de Développement et
bien sûr, directeur du Centre de Loisirs de Roquefort. J’ai par ailleurs
enseigné le ski pendant de très nombreuses années.
Quels étaient les objectifs
pédagogiques donnés à ce séjour ?
Dès le
départ, nous avons défini les règles du jeu avec les enfants. En entrant dans le
gîte, nous leur avons expliqué ce que nous attendions d’eux, puis détaillé les consignes de sécurité
et de vie en communauté (toilette, horaires des repas, départ pour les pistes,
coucher au dortoir, extinction des lumières, etc.).
Tout au
long du séjour, nous avons fait en sorte que nos valeurs fondamentales de
Tolérance/ Confiance/ Investissement/ Communication/ Lutte contre la
Discrimination soient au cœur de toutes les activités. Ainsi, il était impensable que
certains enfants soient critiqués ou raillés en raison de leur niveau de ski.
Pour certains, c’était leur première expérience de ski en montagne et nous avons
particulièrement veillé à ce qu’ils ne se sentent pas infériorisés par les plus
avancés. De la même façon, nous avons mis l’accent sur la responsabilisation des
enfants. Dans chacun des trois groupes de niveau de ski, nous avons nommé un
« responsable » qui devait prendre soin des autres ou les aider en cas
de difficulté (arrêt sur les pistes, fixation d’une chaussure,
etc.).
Nous
avons également porté une attention
toute particulière à la politesse et à la courtoisie, avec les adultes bien sûr,
mais entre les enfants eux-mêmes aussi.
Tout ceci
s’inscrit dans le travail pédagogique que nous tentons tout au long de l’année
de mener au Centre de Loisirs avec les enfants.
Comment se sont déroulées les
activités sur les pistes ?
Nous
nous sommes répartis en trois groupes en fonction des
niveaux que nous avons rapidement observés. J’ai moi-même encadré les débutants,
en leur assignant un objectif quotidien. A la fin du premier jour, les enfants
devaient pouvoir se déplacer en chasse neige et utiliser le téléski sans tomber.
Le second jour, ils devaient perfectionner leurs acquis et apprendre à tracer de
grands virages dans la neige. Au troisième, ils devaient pouvoir freiner, s’arrêter et contrôler leur vitesse. Je
dois avouer que j’ai été très étonné par la rapidité de leurs acquisitions
techniques. Certains enfants qui ne savaient absolument pas skier ont pu
pratiquer les pistes vertes et bleues sans aucun problème en fin de séjour. Nous
n’avons constaté aucune anxiété paralysante parmi les
débutants.
Laura de
son côté, a pris en charge les moyens tandis qu’Irène s’occupait des avancés.
Ces derniers ont pu emprunter les pistes rouges et noires. Ils ont également eu
la possibilité de se mesurer au travers d’épreuves au chronomètre, sur des zones
sécurisées. Enfin, trois enfants particulièrement doués ont fini par encadrer
les débutants.
Les enfants ont-ils fêté la Saint
Sylvestre ?
Bien
sûr ! Je dirais presque qu’ils l’attendaient tout particulièrement. Surtout
les filles, d’ailleurs. Toutes étaient sur leur trente et un, maquillées, paillettées et coiffées comme il se doit.
Grâce à
Aline, l’hôtesse du gîte, nous avons eu droit à un véritable repas de fête. Elle
avait tout d’abord complètement redécoré le gîte avec
beaucoup de goût, puis concocté un menu
que les enfants ont particulièrement apprécié (pissaladières, salades
multiples, civet de sanglier, ravioli faites maison, plateau de fromage et
nougat glacé.). J’avais moi-même préparé de la charcuterie. Nous avions prévu
une soirée dansante, mais les
enfants étaient très fatigués, il faut dire que le rythme de six heures de ski
par jour était particulièrement soutenu pour eux. Ils sont donc allés se coucher
directement, à minuit et demie tout de même !
Quel bilan tirez-vous de ce
séjour ?
Extrêmement positif. A part une
chute sans dégâts, nous sommes très satisfaits de l’ensemble du déroulement du
séjour. Cette expérience sera donc très vite renouvelée. Nous prévoyons de
repartir à la Colmiane du 21 au 28 février prochain, avec 15 enfants cette fois.
Alors dépêchez-vous vite pour les inscrire !

Après le
succès du réveillon de ski à la Colmiane, le Centre de loisirs de Roquefort
renouvelle l’opération et propose un séjour de 8 jours à la Colmiane, du 21 au
29 février.
Attention, les places étant limitées
(15 places uniquement), inscrivez rapidement vos enfants auprès du centre de
loisirs
Ski à la
Colmiane, du 21 au 29 février 2004
Centre de
Loisirs les Décades : 04 92 60 35 10
Journée à
Monaco
Le 21
janvier prochain, le Centre de Loisirs organise une journée de découverte de
Monaco pour les enfants de 3 à 12 ans. Les enfants rejoindront la Principauté en
train puis visiteront le musée océanographique et le musée des
automates.
Journée à
Monaco, le 21 janvier 2004
Centre de
Loisirs les Décades : 04 92 60 35 10
![]()
Promenade
à travers l’arrière pays niçois et découverte des
crèches avec les Amis du Soleil
En ce
début d’année, l’association Les Amis du Soleil propose une journée de (re)découverte des crèches de l’arrière pays niçois. En
partant dans la matinée, les participants se dirigeront d’abord vers la vieille
bourgade de l’Escarène, à mi chemin entre le Parc national du Mercantour et les côtes en empruntant
la jolie route de Tende.
A la fin
du XVIIIème siècle, l’Escarène était l’étape obligée
de la Route du Sel. Les troupes de Napoléon empruntèrent également cette route
lors de la campagne d’Italie. Sur place, le groupe découvrira un village typiquement provençal, avec ses
places, ses fontaines, ses petits bistrots et ses maisons médiévales. Le point
fort de la visite sera l’Eglise de Saint Pierre aux liens, avec sa façade
Renaissance et ses deux chapelles des Pénitents Blancs et Noirs. Construite dès
1656 par Jean-André Guibert, architecte niçois et également
concepteur de la cathédrale de Nice, la belle église abrite un précieux
instrument, classé Monument Historique. Construit en 1791 par les frères Honoré
et Antoine Grinda, facteurs d’orgues niçois, l’orgue
de l’Eglise Saint Pierre fait figure de rareté parmi les instruments classiques
de la région. Restauré en 1875 par le facteur italien Federico Valoncini, son aspect
d’aujourd’hui lui a été redonné en 1984 par Yves Cabourdin de la Manufacture Provençale d’Orgues, dans le respect de sa fabrication
traditionnelle. Après la visite de l’Eglise et la promenade sur les vieux
ponts au doux son des clapotis de
l’eau du Paillon, les participants découvriront le Musée du Moulin, autre
curiosité de l’Escarène. Après une pause au restaurant, le groupe prendra la
direction de Luceram. Situé à 25 Km de Nice, surélevé
au-dessus d'une boucle du Paillon, cet ancien village a toujours connu, grâce à
sa position stratégique sur la Route du Sel, un destin particulier. Ancien
castrum romain, Luceram devient place forte médiévale et obtient de
nombreux privilèges qui assurent sa prospérité. C’est en visitant sa place fortifiée, son
enceinte fortifiée crénelée, ses
chapelles, maisons gothiques, nombreux passages et escaliers voûtés, arcades,
portes à linteaux, et remparts du château fort qu’on s’imprègne du caractère historique de la cité. En
montant au sommet de la tour féodale à mâchicoulis, classée elle aussi monument
historique, on a alors face à soi l’impressionnant panorama de toute la vallée. Après avoir
visité le musée des vieux outils, le groupe terminera cette journée découverte
par la route des crèches, soit plus de 200 crèches situées dans les rues et
caves du village. Thème d’inspiration fécond pour nombre d’artistes médiévaux, la crèche se répand encore
d’avantage au XVIIe siècle, et notamment au sein de la
classe bourgeoise à forte tradition catholique. Ce n’est qu’au XIXè siècle que la crèche fait son entrée dans les classes
populaires, grâce à la fabrication standardisée dans des moules, du premier
santon d’argile. Rapidement, les santons deviennent une culture à part entière
et se multiplient en une variété qui fait la fierté de la belle région de
Provence. La crèche est de nos jours une tradition que perpétuent les habitants
des villages traditionnels de la vallée de la Roya,
qu’on nomme désormais « la vallée des Santons ». En fin d’après midi,
les habitants regagneront Roquefort.
Samedi 17
Janvier
Inscriptions et
renseignements : Les Amis du Soleil
04 93 77
02 81
45€ par
personne
![]()
Vœux du
Maire
A
l’occasion de la nouvelle année, le Maire Michel Rossi et la Conseil Municipal
vous invitent à la cérémonie des VŒUX DU MAIRE le samedi 10 janvier à la salle
Charvet.
A cette
occasion, vous pourrez prendre connaissance des projets de la commune pour 2004
mais aussi rencontrer les habitants de la commune ainsi que ses représentants
(élus, adjoints, responsables d’associations, etc.).
Si
l’actualité et l’avenir de la commune vous intéressent, alors venez
nombreux !
Cérémonie de présentation des Vœux du
Maire
Samedi 10 janvier
Salle
Charvet
A partir
de 18h30


Définie
de nos jours comme parasite à
baies toxiques, cette étonnante plante a pourtant longtemps revêtu un
caractère sacré. Traditionnellement offert pour la nouvelle année, le gui trouve
son origine dans de multiples légendes.
Les
Celtes les Gaulois lui attribuaient de nombreuses et précieuses vertus
thérapeutiques et magiques. A
l’instar du houx, on le conservait dans sa maison afin d’y inviter les bons
esprits de la forêt et faire fuir les mauvais. En celte, « gui »
signifie « guérit tout ». Le gui pouvait ainsi soigner certaines
maladies ou poisons, protéger de la sorcellerie, voire même favoriser la
fécondité. Les malades portaient les branches de gui sur eux en attendant leur
guérison. Au cours d’une cérémonie religieuse qui coïncidait avec le solstice
d’hiver, le druide, vêtu d'une tunique blanche, montait au chêne et coupait à
l’aide d’une serpe d'or touffes, rameaux, et bien sûr, la boule de gui. Il la
déposait ensuite sur un linge pur, afin qu'elle ne perde pas son pouvoir magique
en touchant le sol. Parfois, la cérémonie se doublait d'un sacrifice rituel, on
immolait alors deux taureaux blancs, que
les druides adressaient aux dieux en échange de leur clémence. Le prêtre
distribuait ensuite les rameaux en scandant : "O Ghel
an Heu" (le blé germe). La nouvelle année pouvait alors débuter. Au Moyen
Age, cette exclamation s’est
transformée pour devenir le célèbre : "Au gui l'an neuf".
D’après
une autre légende galloise, l'usage du baiser sous une branche de gui daterait
du temps du roi Gwydyr. Ses trois filles étaient
toutes fiancées à des chevaliers en partance pour la guerre. Avant de quitter le
royaume, ils se réunirent sous de vieux chênes perlés de boules de gui et
sollicitèrent des gages d’amour de leurs promises. Chacune des jeunes femmes ôta une plume
de paon de sa chevelure. Lorsqu’ils réclamèrent davantage, les filles du roi,
n’ayant plus rien à offrir, accordèrent à leurs fiancés un baiser... De là
probablement est née la coutume qui veut qu’on s’embrasse en signe d’amitié sous
le gui. Aujourd’hui, les amoureux
s’y échangent de langoureux baisers dans l’espoir de voir leur union
durer.
Ensuite,
les légendes à propos du gui se multiplient. Les moines lui attribueront
l’origine du bois de la Sainte Croix. Une fable serbe raconte qu'un trésor
serait toujours caché au pied de l'arbre portant du gui. Une autre, scandinave
cette fois, prétend qu’une flèche empoisonnée à l’aide de gui et confectionnée
par le démon Loki aurait donné la mort au dieu soleil
Baldut, supposé invulnérable. Sa mère, Preyla, en implorant aux autres dieux son retour à la vie,
aurait alors promis d'embrasser quiconque passerait sous le gui. Plus tard, au
17e siècle, les herboristes prescriront le gui contre l'épilepsie et les
désordres nerveux et le recommanderont afin de régulariser les activités
glandulaires, le rythme cardiaque et la digestion. La substance active, qu’on
connaît mieux aujourd’hui sous le terme de viscine,
peut effectivement, à très forte dose, ralentir dangereusement le rythme
cardiaque, causer des convulsions, accroître la pression artérielle, et même
provoquer un avortement ! A faible dose en revanche, on observe des
améliorations sur l’état de santé de patients souffrant d'hypertension et de
maladies cardiaques. Des études
actuellement menées dans des laboratoires suisses tenteraient à démontrer que
ses composants actifs ont des effets dynamiques sur le système immunitaire et inhiberaient
certaines tumeurs cancéreuses. L’histoire du gui est donc loin d’être
terminée.

Que faire du gui
dans votre jardin ?
Lorsque
votre arbre présente de sérieux signes de fatigue, la
méthode chimique est la seule qui soit radicale. Entaillez profondément le
rameau à l'endroit où se fixe le gui, badigeonnez la plaie avec du sulfate de
cuivre, puis laissez sécher avant d’appliquer un mastic cicatrisant. Une fois le
parasite éliminé, votre arbre devrait reprendre ses forces. Certains jardiniers
estiment pourtant que la présence du gui sur un arbre n'est pas néfaste, car le
parasite fait profiter l'arbre de son assimilation chlorophyllienne en
hiver.

Le livre du mois de la
B.C.D.
Titre : Oma, ma grand-mère à moi
Auteur : Peter Härtling
Illustrateur : Mette Ivers
Traducteur : Antoine Berman
Edition et Collection : Pocket jeunesse
Genre :
Roman
Format : 140 pages ; 18
cm
Cote : 8 R HAR
O
Résumé
:
Malgré son âge, Oma tient à élever son petit-fils orphelin. Et même si elle
radote un peu avec ses histoires du passé, Kalle sait
que sa grand-mère l'aime tendrement. Mais un jour, le garçon comprend qu'Oma ne sera pas éternelle…
L'auteur :
Peter Härtling est né à Chemnitz en 1933. Il est l'un des plus
importants écrivains de langue allemande. Romancier, poète, essayiste, il a
passé son enfance en Tchécoslovaquie et
a débuté dans le journalisme. Après avoir coédité la revue Der Monat, puis été
nommé directeur littéraire d'une maison d’édition, il a décidé depuis 1974 de se
consacrer exclusivement à l'écriture.